20h50, le film c’est vous

Cabaret documentaire
Création 2011
Adaptation et mise en scène : Sarah Lecarpentier / Kevin keiss
Durée : 1h25
Ce spectacle été créé au Théâtre de l’Oiseau Mouche à Roubaix,
puis présenté en maquette au Jeune Théâtre National à Paris.
Joué à Gravelines dans le cadre de « Dunkerque 2013, capitale régionale de la culture. » 

« J’écris ce spectacle depuis juillet 2009. Parti d’un questionnaire simple, voire basique, j’ai cherché chez les gens, n’importe qui, des gens rencontrés dans la rue, au théâtre, au supermarché, une réponse.
Cette réponse que je cherchais est devenue plutôt une question :

Où se trouve la faille d’amour et d’espoir qui existe en chacun de nous sous le masque social qui nous écrase ?

Derrière des anecdotes, sous des bribes de quotidien, au travers de tentatives de réflexion sur le monde, ces inconnus rencontrés et qui nous représentent tous, ont trahi des peurs, des désirs, des silences.
Et avec tous ces mots, et sous tous ces maux, comment libérer la poésie ? Comment faire de ces humanités des personnages de théâtre, et permettre à chaque spectateur de se reconnaître en eux et ainsi de se dépasser lui-même ?
Ecrire ce projet pour trouver un sens commun à notre humanité si diverse et si complexe. Développer les silence que chaque personnage laisse, ne pouvant répondre, car cela soulève trop de questions de société, de morale ou de conscience personnelle.
Profiter de leur rage et de leur faiblesse pour faire éclater sur scène ce que chacun sait et trop souvent tait : nous voudrions tant bien vivre ensemble… »
Sarah Lecarpentier, auteur et metteur en scène

« Dire une chose : Vivre est un art magique.
Témoigner de cela : nos vies minuscules, impalpables, secrètes, nos vies minuscules, vénérables et absurdes.
Comment de l’incohérence de nos vies, de nos envies, de nos mémoires, de nos doutes et de nos assurances notre parole tente, par de là les décombres du siècle, de restituer de la cohérence, avec détermination, avec acharnement.
Notre parole s’avance à tâtons, prononce des fragments, des éclats de vies faisant surgir des identités que l’on trop voudrait trop souvent réduire à des vides, à des non-sens, à des stéréotypes savamment conçus et instrumentalisés.
Or, nos vies sont celles des hommes anonymes, nos vies se révèlent porter en elles un fabuleux pouvoir de contestation.
Nos vies petites, silencieuses et infimes se fortifient loin des grands héroïsmes, des figures illustres, des drapeaux exemplaires.
Répétons-nous, comme une promesse faite à nous-même, racontons-nous avec entêtement, contre toutes les démagogies consensuelles, le mercantilisme débilitant, la fascination du pire, et tout ce qui clame encore et puis encore l’éternelle et terrible dégradation du monde, répétons-nous comme dernier antidote combien vivre est un art magique. »
Kevin Keiss, dramaturge

Les commentaires sont fermés